Lancement de la Branche du Chêne de Seine-Maritime
A l’occasion d’un déplacement à Rouen, le 5 Décembre dernier, Michaël Bullara, Secrétaire général du Chêne, a procédé au lancement de la Branche de Seine-Maritime (76) qui est animée par Noureddine Haïda, Chargé de Mission Départemental.
C’est autour d’un débat portant sur "la politique culturelle au service du rayonnement de la France » que se sont retrouvés les adhérents et sympathisants du mouvement gaulliste. Cette rencontre thématique s'est déroulée en présence des députés Françoise Guégot et Alfred Trassy-Paillogues ainsi que de François Erlenbach, directeur régional des Affaires Culturelles de la Haute-Normandie.
Ce fut l’occasion pour les participants de partager leurs visions de la politique culturelle de notre Pays et, plus largement, de l’usage même que nous pouvons en faire. L'occasion aussi d'échanger sur les bonnes pratiques et les initiatives locales qui fonctionnent.
En conclusion, Michaël Bullara a rappelé que notre pays possédait un réseau de diffusion de notre action culturelle extrêmement important avec plus de 144 centres culturels ou instituts dans le monde, 220 alliances Françaises ainsi que 255 autres alliances Françaises qui bénéficient en tout d’un budget réservé à la promotion de la culture Française à l’Etranger d’environ 1 milliard d’Euros.
Réaffirmant l’importance de la Culture dans les valeurs du Gaullisme, il a souhaité que soit poursuivie la voie initiée par André Malraux en 1959, qui avait fait de la culture un enjeu important du développement de l’image et de la grandeur de la France dans le monde.
Le Secrétaire général du Chêne a conclu la réunion en revennt sur le fonctionnement du mouvement et son important développement actuel. Il a notamme insisté sur sa vocation, comme le souhaite Michèle Alliot-Marie, à être un véritable laboratoire d'idées, au service de la majorité, et naturellement, de la France et des Français.
MAM au 91ème Congrès des Maires et des Présidents de Communautés
Michèle Alliot-Marie, en sa qualité de Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, est intervenue lors du 91ème Congrès des Maires et des Présidents de Communauté de France, réuni à Paris depuis le début de la semaine.
Dans un discours très applaudie, la Ministre a souhaité réaffirmer le lien particulier entre l'Etat et les collectivités en soulignant que ces deux entités partagent aujourd'hui "la même ambition : celle de mieux servir nos concitoyens, mais également la même volonté qui est celle de travailler ensemble à la construction d'un partenariat entre l'Etat et les élus".
Elue locale elle-même, Michèle Alliot-Marie a souligné qu'elle comprenait aujourd'hui les difficultés que peuvent rencontrer certains élus locaux face aux décisions prises à Paris et qui ne semblent pas forcément applicables dans les territoires. Elle a plaidé notamment pour la construction d'un "partenariat vivant entre des maires engagés sur le terrain et un Etat prêt à les aider à exercer leur mission au service des Français".
MAM a notamment affirmé qu'il n'était en aucun cas question de fermer des sous-préfectures "là où les populations et les territoires les plus fragiles ont besoin de l'interlocuteur étatique."
Au terme de son allocution, la Ministre a réaffirmé que "pour servir les concitoyens, pour construire l'avenir des territoires et pour faire vivre notre pacte républicain, l'Etat est aux cotés des collectivités locales et le restera."
A la lecture du message de ce mercredi, je comprends mieux la position gaulliste sur l'éducation, les grandes écoles et les universités. C'est vrai que l'égalité des chances comportent le droit à étudier dans des écoles modernes, le droit à l'échec et à la réorientation à tous moments de sa vie, la synergie entre l'école et les entreprises de la France.
Notre enseignement supérieur a besoin de plus d'argent. Nos écoles supérieures se portent bien et font le prestige de la France dans le monde. Les diplômés peuvent prétendre à des postes dans le monde entier parce que leurs diplômes rivalisent avec les grandes écoles des autres pays de l'OCDE. Mais, en ce qui concerne les universités publiques, comment la France pourra-t-elle rivaliser avec ces mêmes pays à l'avenir? Mettre plus d'argent n'est pas forcément la solution. L'autonomie des campus apportera peut-être un début de réponse. Mais, pourquoi ne pas faire avec les universités ce qui existe déjà dans les grandes écoles ? Des concours ou des recutements sur dossiers scolaires appelleraient à une concurrence saine et nécessaire. Certains étudiants ne perdraient pas de temps et iraient directement dans des études plus courtes ou mieux adaptés. En limitant l'accès aux universités par rapport aux besoins et compétences, l'argent investit ne servirait-il pas mieux les étudiants ? Si nos universités sont en queue de peleton au niveau internationale, c'est qu'il y a une explication: notre modèle n'est pas le bon.
Pour la recherche, j'émets beaucoup de doute sur la simple existence du CNRS pour concurrencer le monde dans l'innovation. Nos cerveaux partent dans des pays qui paient mieux et où les entreprises privées n'hésitent pas à investir. En France, nos chercheurs sont sous-payés et la pression fiscale n'invite pas à l'investissement. Le CNRS n'a pas d'obligation de résultat alors que l'Etat injecte l'argent du contribuable. Les brevets sont plus rares qu'ailleurs faute aux banques. L'Etat ne pourrait-il pas se substituer à la banque pour ceux qu'ils veulent innover et récompenser ceux qui font bouger la France ? Dans la santé, la France est pionnière et à la pointe du domaine médical. Les instituts de recherche sont dans le meilleurs du monde et les découvertes fréquentes. Pourquoi n'en serait-il pas de même dans les autres domaines ?
Thierry
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