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Les participants entamèrent le Débat par le sujet épineux posé par le Bouclier fiscal, et de son maintien ou non dans la perspective de la crise que nous traversons. Il fut admis que la France faisait partie des pays imposant l'une des plus fortes pression fiscale au monde, et qu'il semblait injuste que certains français travaillent plus d'un jour sur deux pour l'Etat, d'où la nécessité d'un plafonnement de l'imposition sur le revenu. L'Impôt sur le Revenu étant un impôt citoyen, il ne doit donc en aucun cas être un impôt confiscatoire. Cependant, le député Lefranc fit remarquer qu'il comprenait que les français s'interrogent sur le bien-fondé de cette mesure et qu'elle cristallise leur mécontentement, mais qu'il était encore ici question de symbole, et que l'opposition, faute d'arguments décisifs, pour remettre en cause son efficacité, se contentait de manière démagogique de s'attaquer aux détails imparfaits de cette mesure plutôt que d'essayer d'en améliorer le fond. Poursuivant dans l'optique de la moralisation du capitalisme, l'attention de l'assistance se porta sur la question des paradis fiscaux, question qui fut précédemment abordée lors du premier rendez-vous national du Chêne, le 13 janvier dernier, à l'Assemblée Nationale. Unanimement, il fut reconnu que leur disparition était nécessaire car entravant le contrôle du capitalisme au service de l'Homme tel que nous le prônons.
Quittant le domaine économique, les participants se sont penchés sur le développement du phénomène de bandes en France suite à l'intrusion d'une vingtaine de personnes armées dans un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis. L'action de Michèle Alliot-Marie fut saluée. Lors d'une récente interview sur Europe 1, la ministre indiquait le recensement de quelques 222 bandes en France, regroupant plus de 5000 individus, plus ou moins actifs, dont 47% sont des mineurs. Cependant Il fut rappelé que le niveau de criminalité en France dans la période février 2008-2009, fut bien plus bas que pendant la période février 2007-2008. Dans un autre registre, celui de la défense, dont Michèle Alliot-Marie a été la Ministre de 2002 à 2007, la question de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'Otan fut vivement débattue. Rappelant que c'est le Général de Gaulle qui avait fait sortir notre pays du commandement intégré en 1966 (Et non de l'Otan, comme beaucoup font parfois l'erreur), mais que cependant la France restait le 4e contributeur en termes d'hommes et de budget dans l'organisation du traité de l'Atlantique nord, la France restait un membre important de cette alliance. Les questions de l'indépendance vis à vis des Etats-Unis, de la dissolution du tissu militaro-industriel français furent abordées, tout comme notre capacité d'intervention dans l'éventualité d'un cadre unilatéral et la possibilité du changement de la nature même de l'alliance. |