



| Ethique, Morale et Politique |
|
Dans un monde en perpétuelle évolution, en crise récurrente, les fondements de notre philosophie politiques sont toujours d’actualité. A nous de leur donner une traduction concrète, moderne, adaptée aux enjeux nouveaux. C’est pourquoi nous nous affirmons gaullistes du renouveau. Nous sommes conscients des transformations de la mondialisation. Nous savons que la politique n’est pas l’affaire de quelques-uns mais l’orientation du devenir de tous, que les responsables industriels, économiques, syndicaux participent à la construction du monde de demain. Nous pensons que la politique ne peut se limiter à des réponses immédiates et ponctuelles. Elle a besoin d’une mise en perspective, elle a besoin d’une hiérarchisation des valeurs. C’est une question d’éthique et de morale. C’est une question de confiance pour les citoyens. C’est l’objet de ce débat. Je remercie François FILLON, Jean-Pierre RAFFARIN, Jean-Louis BORLOO, Xavier BERTRAND et Claude GUEANT d’avoir accepté d’y participer. Je remercie également les responsables de la société civile, François DE CARBONNEL, Luc FERRY, Jean-Claude MAILLY, Colette NEUVILLE, Laurence PARISOT, Guillaume PEPY d’avoir accepté ce dialogue avec l’ensemble des parlementaires du Chêne présents ce soir. ********************* Nous, gaullistes du renouveau, entendons affirmer haut et fort l’actualité de nos conceptions de la France, de l’Homme et de l’Etat face aux enjeux du présent. Nous croyons que la France a un message pour le monde. Dans un monde déchiré par les guerres, les rivalités ethniques, menacé par le terrorisme, fragilisé par la crise économique et des mécanismes financiers erratiques, la France est une des rares puissances à avoir une vision des équilibres du monde et une capacité à se faire entendre. A l’heure de la mondialisation, nous croyons que la France doit faire entendre sa voix dans le monde. En marquant le retour de la France dans l’Europe, la présidence française de l’Union Européenne a prouvée une nouvelle fois que le monde a besoin de la France. Face à la crise géorgienne, face à la crise financière, la présidence de Nicolas Sarkozy a permis à l’Europe de parler d’une seule voix. Elle a montré tout ce que nous avions à gagner d’un leadership affirmé, d’un fonctionnement clarifié, d’une ambition assumée : celle d’être une puissance qui compte, dans monde en mouvement. Cette ambition assumée, renouvelée, nous fait mieux prendre conscience de nos responsabilités. Convaincre, ouvrir le dialogue, réconcilier ne peut se faire en ignorant les réalités politiques : rivalités d’intérêts, nature des régimes, risques de manipulation. Chine, Syrie, Lybie, Iran : avec qui et dans quelles conditions peut-on parler à certains Etats ? Comment peut-on jouer un rôle au Proche-Orient ? Ces questions, nous pouvons, nous devons nous les poser avec vous. Toutefois, n’oublions jamais que pour être audible la France doit apparaître solide. La France n’est jamais si grande, si forte que quand elle est unie. La force de notre pacte républicain est de permettre à chacun de vivre ensemble dans une société unie et solidaire. Cela ne va pas de soi. C’est pourtant le fondement même de notre République. Je peux vous dire ma fierté qu’en France il soit possible de travailler, comme je l’ai fait la semaine dernière, avec les représentants des communautés juive et musulmane. Quels que soient les conflits qui secouent le monde, la France doit demeurer unie. L’unité c’est faire en sorte que personne ne se sente abandonné au bord du chemin du progrès. C’est pourquoi la solidarité sociale est notre engagement national. La force de notre pacte républicain est de reposer sur les valeurs humanistes qui ont toujours guidé la France. Aujourd’hui plus que jamais, ces valeurs sont le principe et la finalité de toute politique. Pour nous, l’homme est au cœur de toute politique. La mondialisation qui isole l’individu, ses excès spéculatifs qui ignorent les hommes et méprisent les règles, suscitent une attente affamée de reconnaissance de la part des personnes. Nous croyons en la dignité des personnes, en la richesse de l’individu, en ses mérites et ses talents. Notre attachement à la participation y trouve aujourd’hui plus encore qu’hier sa raison d’être. La participation traduit la reconnaissance des entreprises à l’engagement de ceux qui la font vivre. Elle reconnaît qu’il n’y a pas d’entreprise sans chef et sans salariés, et qu’il n’y a pas de réussite de l’entreprise sans l’engagement de ses salariés. L’actionnariat salarié, l’intéressement aux résultats, la participation à la gouvernance des entreprises permettent de conjuguer la responsabilité de chacun et la solidarité de tous. Ils garantissent contre les fonds de pensions erratiques, soucieux du seul profit immédiat, la pérennité du capital social. Est-on moins performant économiquement lorsqu’on mise sur l’Homme ? L’Ethique est-elle une condition de bonne gouvernance des entreprises ? Comment créer une éthique en matière de rémunération pour mieux corréler la valeur ajoutée effective d’une activité au niveau de la rémunération ? Ces questionnements sont bien à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui. Le Gaullisme du Renouveau repose sur une certaine idée de la France, sur une certaine idée de l’Homme. Il repose aussi sur une certaine idée du rôle de l’Etat. Là encore, loin de la caricature que souhaiteraient certains il s’agit de construire un Etat moderne. Un Etat qui puisse guider sans être dirigiste. Un Etat qui sache agir sans être interventionniste. Un Etat qui garantisse sans vouloir gérer à la place des entreprises ou des collectivités. Cette conception du rôle et de la place de l’Etat peut nous séparer de certains au sein de la majorité. Elle me semble pourtant plus que jamais adaptée aux temps actuels. Notre vision a retrouvé son actualité, ces dernières semaines. Les Français, les Européens, les Américains se tournent vers leurs Etats pour les protéger face aux conséquences des dérives spéculatives. La séparation entre l’Etat et l’économie, théorisée et absolue a conduit les citoyens à croire que leur avenir se jouait en bourse. Dans les turbulences du marché, la crise de confiance accélère la chute des marchés et c’est l’espérance même qui s’effondre, entraînant avec elle tout un système. Un système qui avait oublié que l’Homme a besoin d’avoir espoir en son avenir. On a dit, on a écrit, que cette crise était une crise de confiance, une crise der la confiance. Elle est intrinsèquement une crise de l’espérance. Oui, la crise a mis un terme à l’illusion d’un libéralisme omniprésent. En période de prospérité, les entreprises peuvent il est vrai se porter admirablement sans l’action de l’Etat. Mais ce n’est pas le marché qui garantit la pérennité de notre pacte républicain. C’est d’autant plus vrai en période de crise. Les entreprises, ont besoin, elles aussi, d’un Etat garant. Garant de la sécurité, garant du service public, garant de la cohésion nationale. C’’ion sociale, garant de l’unité nationale, garant du respect de la loi, des principes, de l’Ethique. L’Etat est garant de l’intérêt général, des équilibres fondamentaux. A ce titre, il doit aussi assumer son rôle de stratège. Il a seul la capacité à se projeter loin dans le temps, et la légitimité pour dépasser les intérêts particuliers. Ce n’est pas seulement au moment où l’entreprise dépose son bilan que l’Etat doit intervenir. Son rôle est d’informer les entreprises, de déterminer les secteurs porteurs, d’alerter sur les secteurs menacés. Il doit savoir soutenir les secteurs stratégiques avec lucidité et ambition. C’est pourquoi nous défendons la mise en œuvre d’une politique industrielle nationale et européenne, forte des talents et des savoir-faire. Nous ne pouvons pas laisser nos entreprises être pillées de leurs innovations ou de leur savoir-faire par des fonds de pension ou des fonds souverains étrangers. Dès 2003, alors ministre de la Défense, je demandais la création d’un outil financier capable de conduire une politique industrielle. C’est aujourd’hui chose faire, et la France dispose enfin d’un fonds stratégique d’investissement en mesure d’investir dans les entreprises et les secteurs sensibles, de soutenir le développement des PME et donc la croissance, et de sécuriser le capital d’entreprises stratégiques. L’Etat doit aussi accompagner la société face aux mutations de notre économie. Qui peut comprendre que face à la révolution d’Internet, les cours d’informatique en soient restés jusqu’au début des années 2000 au niveau des années 80 ? Certains semblent redécouvrir aujourd’hui les vertus de l’Etat. Nous, gaullistes du renouveau, n’avons pas attendu la crise pour défendre notre conception d’un Etat, garant et protecteur. Nous l’avons défendue dans les années de croissance. Nous continuerons à la défendre dans les périodes de crise, forts du bien-fondé de notre conviction. ***************** Mesdames, Messieurs, chers amis, Nous croyons en la France. Nous voulons pour elle le meilleur. Pour cela, nous croyons en l’unité de notre famille politique. C’est notre force. Libéraux, radicaux, gaullistes, chacun apporte sa voix au sein de notre parti. C’est ainsi que nous préservons son dynamisme et sa vitalité. C’est ainsi que nous rassemblons la diversité des militants derrière l’action du gouvernement. Gaullistes de renouveau, nous sommes membres de la majorité. Nous soutenons l’action du Président de la République, parce que nous retrouvons en elle nos convictions et nos valeurs, au service de la France. Membres de la majorité, forts de nos convictions, nous voulons participer à la construction de la France de demain, nous voulons nous affirmer comme une force de proposition politique, éthique et morale. |

| BiographieAgenda de MAMDiscoursActualité de MAM |
| Découvrir en photos |
| Coordinatrice nationale |
| Responsables à l'Etranger |
| Être Jeune du ChêneActivités des CdGCoordinateur national |
| Racines du ChêneCharte du Gaullisme du RenouveauOrganisationComité d'OrientationPorte-ParoleSecrétaire général |
| Agenda du ChêneActualitéIls s'expriment...Débats Nationauxles Ateliers du ChêneVous le dites !les FORUMS du CHÊNE |
| Communiqués & RéactionsRevue de Presse |
| PhotothèqueVidéothèqueWeb@ctionLiens favorisLe Chêne sur Facebook et Twitter |