lechene

logo le chêne - les gaullistes

  • Decrease font size
  • Default font size
  • Increase font size
Accueil Revue de Presse
Le Figaro Magazine : Excès de vitesse, MAM défend une répression ferme
Cette politique est pourtant de plus en plus contestée…

Malgré les attaques répétées d'avocats spécialisés et lobbyistes, elle produit des effets positifs. Certes, on peut toujours l'améliorer. Un reproche fréquent : la difficulté de contester. Dans les avis de contravention, on voit mal la différence entre l'acceptation de payer et la contestation avec consignation. Les gens payent alors qu'ils voulaient consigner. Et quand ils contestent l'infraction, l'administration leur répond qu'en payant, ils ont reconnu l'infraction. C'est anormal. Nous travaillons à un nouveau document, distinguant mieux les deux situations.

Un sénateur veut qu'on ne retire plus de points pour les petits excès de vitesse. Qu'en pensez-vous ?

En 2007, il n'y a eu que 17 conducteurs ayant vu leur permis invalidé après avoir perdu un point à la fois. Faut-il changer la loi pour 17 personnes ? Doit-on donner un signe d'une plus grande tolérance alors que la vitesse a longtemps été la première cause de mortalité ? La commission des lois du Sénat, qui m'a auditionnée la semaine dernière, a admis que ce n'était pas la bonne solution.

Que dites-vous à ceux qui perdent leur permis puis leur travail ?

D'ores et déjà, le juge peut procéder à des aménagements et tenir compte des impératifs de la personne qui a besoin de sa voi­ture pour travailler pendant la durée de la suspension. De notre côté, nous allons ajouter au formulaire que reçoit le conducteur pour lui signifier un retrait de points un appel à réfléchir sur les conséquences possibles de la ­perte de son permis.

Des documents ont révélé que des unités de police font du chiffre en matière de répression…

Il n'existe aucune consigne de ce type au niveau national. Le seul objectif chiffré, c'est celui que j'ai fixé, de passer dès 2009 sous la barre des 4 000 morts. Localement, les forces de l'ordre peuvent recevoir des consignes pour faire porter leur action sur tel ou tel type de contrôle, mais certainement pas pour faire du chiffre. J'ai demandé à la police et à la gendarmerie de s'assurer que les directives locales soient bien conformes à ces prescriptions, ou de les faire corriger si tel n'était pas le cas.

Quand la loi d'orientation pour la sécurité sera-t-elle soumise au Parlement ?

Elle devrait être examinée avant l'été. Elle comporte différentes mesures visant à renforcer la sécurité sur les routes. L'une d'elles est la confiscation du véhicule dans les cas de récidive de conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants, de récidive de grand excès de vitesse, ou de conduite sans permis. Il est également prévu la possibilité d'imposer un éthylotest antidémarrage à l'automobiliste arrêté en état d'alcoolémie et déjà condamné pour ce même délit. Enfin, une infraction spécifique devrait être créée pour lutter contre le trafic de points. Ces mesures pourraient entrer en vigueur début 2010. Lutter contre les délinquants de la route, c'est protéger tous ses usagers, conducteurs ou passagers.

Qu'en est-il du système de verbalisation par informatique ?

La verbalisation aujourd'hui impose d'abord d'écrire la contravention puis de la saisir informatiquement. Le système de verbalisation par informatique sera plus simple et plus sûr. Il mettra fin à l'ère du papillon sur le pare-brise. Les avis de contravention seront envoyés au domicile du contrevenant. À partir de cet été et durant un an, ce nouveau procédé sera mis en place sur 25 sites et dans cinq villes (Chantilly, Boulogne-Billancourt, Suresnes, Angers et Meaux). Un bilan sera fait. S'il est concluant, le système sera généralisé.